Construire pour les JO : de 1924 à 2024

Nos ressources / Nicolas

L’organisation des Jeux Olympiques s’accompagne de la construction de nombreuses infrastructures. Entre les JO de Paris 1924 et 2024, quels progrès, quelles différences et quelles similitudes ?

 

 

Les JO sont de bons tremplins pour les exploits sportifs et à chaque édition de nombreux records tombent. C’est aussi un moment où la ville hôte se dote d’infrastructures importantes et booste son urbanisme.

 

Des JO de 1924

 

 

 

 

Paris se prépare actuellement pour les JO 2024 après avoir accueilli il y a tout juste un siècle la compétition internationale en 1924.

 

Sous l’égide de Pierre de Coubertin, ces jeux du début du siècle sont les premiers dits « universel » car ils réintègrent les perdants de la première guerre mondiale sauf l’Allemagne. Au total, 44 nations y participeront.

 

Paris a dû construire de nombreuses infrastructures pour l’occasion et la France a mobilisé un budget de 30 millions de francs de l’époque.

 

La structure la plus connue est le stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes d’une capacité de 45.000 personnes. La ville accueille également près du stade pour la première fois des JO un village olympique. Composé de cabanons en bois, ce dernier sera détruit après les compétitions.

 

Près de Colombes, le bassin d’Argenteuil est construit pour recevoir les épreuves d’aviron.

 

Enfin, le XXe arrondissement de Paris est doté de la piscine Georges Valleray, la première de 50m avec couloirs séparés pour des JO.

 

Aujourd’hui, ces infrastructures existent toujours et continuent à servir.

 

En délocalisant la majeure partie des épreuves vers les banlieues ouest, les JO de 1924 s’intègrent dans une vision plus générale de développement d’un « grand Paris » de l’époque.

 

Outres les infrastructures sportives, les transports en tramway vont être renforcer aux portes de la capitale vers les sites olympiques. Une ligne sera doublée de porte Maillot vers Colombes et une autre Argenteuil.

 

Aux JO 2024

 

 

100 ans plus tard, une des similitudes entre les 2 évènements est cette idée de développement d’un « grand Paris ». Mais Cette fois cependant, c’est bien l’ensemble des banlieues de Paris qui sont concernées et pas uniquement l’ouest parisien.

 

L’échéance 2024 booste néanmoins en premier lieu les transports vers le nord de la capitale et la ville de Saint-Denis. Avec la rénovation du stade de France pour les épreuves d’athlétisme et la construction du complexe aquatique , la ville sera en effet le centre névralgique des épreuves

 

2 lignes de métros et le prolongement de la ligne 14 sont prévus pour desservir les principaux lieux . A ce jour, le calendrier reste très incertains et ces lignes pourraient ne pas être disponibles à l’échéance 2024. Une réorganisation est également prévues pour les échangeurs d’autoroute aux portes nord de Paris pour permettre une meilleure circulation routière.

 

Pour le reste, les JO 2024 pourront compter sur une Arena II de 8000 places qui viendra seconder l’AccorHotels Arena (ex Paris Bercy) déjà existante.

 

Au total, le budget de cette édition est estimé à 6,8 milliard d’euros dont 1 milliard à la charge de l’Etat et 1,5 milliard pour le CIO.

 

Penser l’après JO

 

 

La grande différence entre 1924 et 2024 réside dans la gestion des infrastructures après les jeux.

 

Ainsi, le village olympique, qui accueillera 17OOO personnes sur 50ha de surface sera transformé en éco-quartier avec des logements neufs et des zones d’activités. Le plan « JO et héritage » s’attache à anticiper au mieux la réversibilité des usages du village olympique.

 

Le centre des médias sera de son côté installé au Bourget et le village média sera entièrement reconverti en logement. Le plan prévoit pas moins de 1500 habitation du T1 au T3 soit une capacité de 4000 habitants.

 

Au niveau sportif, le centre aquatique sera rendu accessible au grand public. Tout comme la piste de VTT de la colline d’Élancourt dans les Yvelines et plusieurs autres infrastructures.

 

Une opportunité pour le Bâtiment

 

Les besoins sont conséquents pour améliorer les transports et construire les infrastructures nécessaires.  Les futurs JO vont impacter de nombreux secteur de la construction.

 

Les retombés des JO 2024 sont estimées à plus de 10 milliards d’euros dont une partie importante concernera le secteur du bâtiment. En globalité, on estime à entre 150.000 et 250.000 le nombre d’emplois créées par les JO 2024. Pour le BTP, les estimations prévoient plus de 10.000 emplois pérennes.

 

Les éditions 1924 et 2024 des JO à Paris visent toutes deux à être des vitrines pour la capitale française.  Mais les futurs JO auront un impact nettement plus large d’un point de vue économique. Ils devraient être un accélérateur pour le projet du Grand Paris et bénéficier largement au secteur du bâtiment.

 

Bon à savoir : retrouvez ici les dernières informations sur les projets liés à la construction du village olympique

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